& Cie

Imaginé et chanté par Philippe Séranne, publié sous licence art libre en état d’urgence citoyenne en février 2017.

Accompagné par Patrick Reboud de la naissance à l’accouchement, ainsi qu’à l’accordéon, bandonéon, accordina, sifflement et piano sur « Je vous fume » et final de « Réenchantons l’histoire » (ami Laurent, que c’est bon dimanche !)

Avec Christophe Gauvert à la contrebasse, Serge Folie aux percussions et machineries, Philippe Séranne au piano, guitare et banjo 😉

Enregistré par Serge Folie & Michel Vallée, mixé par Serge Folie & Philippe Séranne

Le collage « A se concentrer sur les vagues nous n’avions plus peur du naufrage » a été réalisé par Madame Moustache (madamemoustache.fr) qui m’a fait l’immense bonheur de m’autoriser à le reproduire sur la jaquette de cet album. Je l’ai pris en photo en décembre 2015 à Marseille dans le quartier du panier. La version originale, avant collage mural, illumine le cd lui-même. Merci Madame pour me laisser emmener les vagues si loin sans craindre le naufrage…

merci…

aux choeurs du Grand ver… Nicolas, Sergio et Patrick… et du Temps des gens, François, Christophe et Patrick… aux fanfarons Musiflèxes du temps des gens, Josette, Claire et Eric…

à Evelyne Causse (sans le café après le dialogue des carmélites, aurais-je enclenché tout ce bazar ?) et tout le Café des arts pour votre accueil à chaque étape du chemin

à François Pecqueur… le Point de Bascule est dans toutes ces chansons (maintenant, c’est vraiment maintenant !)

à Yves Artufel, la poésie est l’engagement !

à Marie Bobin et François Gaillard pour le bonheur de la place de Sathonay et le bon pasteur de la croix rousse

à Didier Fradin pour le coup de main graphique, à Jérémy Montagny pour la livraison tgv à Marseille, à Tristan Rechid pour la passion de la démocratie, à Super Châtaigne pour déboguer le système et dégommer les glands et à tous les psychopathes de l’intelligence collective qui construisent la Belle démocratie !

à Pedro Marcelino de Longyearbyen da Graca da Ti Maria da Eira… pour le granit, les châtaignes, les figues, la cour de pierre et la petite maison de Teloes où plusieurs de ces chansons sont nées

à Monica Cofiño Arena et l’hallucinant festival la Xata la Rifa, Patrick San Miguel et la petite maison de Parres entre criques et brouillard où la gestation a commencé…

à l’université Tras-os-Montes et au Théâtre de Vila Real où ces chansons ont continué de pousser et fleurir au milieu du campus…

à Rom et Nico pour l’étape veynoise sur la route de Grenoble à Marseille…

à tous les fadas du Faï et tous les félés FestiFaï… Buëch forever !

à Jean-Michel pour la sagesse et la folie

à Johan pour m’éblouir partout en couleurs

à Aurélie et Voel pour la libération des pianos, leurs chaînes et leurs servants, voici le temps des pianos volants !

à Aline et Pascal pour Pom pomme… sans vous, pas de verger

à Aline pour la petite révolution gentille… et la grande révolution intérieure

Veynes, Lyon, Monde, février 2017.

Est-ce l’excès de passion qui force à s’exprimer… ou l’obsession de l’expression qui rend si passionné ? Toujours est-il, et c’est peu de le dire, que ces étranges êtres humains tournés à l’excès vers l’expression que l’on nomme « artistes », sont passionnés et passionnels… tantôt ombrageux, tantôt flamboyants, jamais éteints. Passionnés, ou simplement envahis par ce qu’ils ont à dire et ne les laisse en paix, toujours très éphémère, qu’après s’être acharnés à le dire de la façon la moins éloignée possible de leur « inaccessible étoile ».
Chez certains d’entre eux, rares et tellement précieux, l’objet de la passion n’est pas toujours auto-centré : ce qui les anime, les tient en haleine, leur fait briller les yeux et trembler le corps, c’est aussi d’accoucher la passion d’autrui. De l’aider à trouver ses canaux d’expression, d’expulsion. Serge Folie et Patrick Reboud auront été ces accoucheurs pour « Le temps des gens ». Capables d’embrasser mes errements d’auteur et de compositeur, d’en saisir l’essence, de s’y laisser emporter et de les déployer par la richesse de leur langage musical et sonore bien au-delà de mes idiomatismes instrumentaux et vocaux. Chez Serge, cette soif de décupler la vibration d’autrui est devenue la raison d’être, l’âme de son antre. On n’installe pas par hasard un somptueux Schimmel demi-queue et toute une machinerie de sorcellerie musicale sous les voûtes de l’une des rues les plus secrètes et les plus anciennes de l’incroyable concentré d’Histoire et de beauté architecturale qu’est le vieux Lyon. Comme je suis admiratif de cette capacité à se prendre de passion pour la passion d’autrui !

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